Mémoires et documents de la Société d’histoire de la Suisse romande

Edition numérique

Roger Ch. LOGOZ

CLEMENT VII (Robert de Genève)
sa chancellerie et le clergé romand au début du Grand Schisme :
Préface, Bibliographie, Avant-propos

Dans MDR, Troisième série, 1974, tome X, pp. VII-XL

© 2026 Société d’histoire de la Suisse romande

ROGER CH. LOGOZ

CLEMENT VII (ROBERT DE GENÈVE)

SA CHANCELLERIE ET LE CLERGÉ ROMAND AU DÉBUT DU GRAND SCHISME (1378-1394)

 


 

/VII/

Préface

 

Quoi dono lepidum novum libellum
Arida modo pumice expolitum ?...
Quare habe tibi quicquid hoc libelli,
Qualecumque;
             Catulle

 

Ces vers de Catulle résument assez bien mes embarras, car au plein sens du terme cet ouvrage a besoin d'une préface, qui en éclaire la genèse et les péripéties et qui me permette, chemin faisant, de remercier tous ceux qui m'ont aidé. Par un bel après-midi du printemps 1951, rentrant de mon travail de jeune maître au Collège classique cantonal, je rencontrai mon ancien professeur à l'Université, M. Louis Junod, qui me proposa, si le cœur m'en disait, un travail de recherches à Rome, aux Archives pontificales. Vivre à Rome, effectuer un travail technique de recherche... je n'ai point hésité longtemps, le temps de réaliser que deux rêves se concrétisaient. Et c'est ainsi que, dès l'automne de 1952, je me suis trouvé associé à un projet de longue haleine et de vaste envergure, que je vais m'efforcer de situer en quelques phrases, dont on voudra bien excuser le caractère très sommaire.

A partir du moment où le pape Léon XIII se résolut à ouvrir l'Archivio Segreto Vaticano à la curiosité des chercheurs, les projets de publications se mirent à fleurir, dans l'idée de remplacer les vieux recueils, qui, telles les Annales ecclésiastiques de Baronius et Rinaldi, n'avaient fait qu'effleurer le matériel accumulé. D'un côté des projets de publication générale prenaient corps, tandis que de l'autre les nationalismes si vivaces marquaient la publication des documents intéressant tel pays. Et tout aussitôt les difficultés commençaient, les limites diocésaines médiévales ne recouvrant guère les limites actuelles des Etats, et comme les frontières persistèrent à varier depuis la fin du XIXe siècle, le désordre de ce /VIII/ genre de publication devint superbe. Un exemple illustrera ce que je viens de dire: quand Emil Göller résolut de dresser son Repertorium Germanicum, à l’aube de ce siècle, il engloba, sous l’influence du pangermanisme de son temps, toutes les terres parlant un dialecte allemand, de la Sarine à la lointaine Courlande. Que des historiens aient pu se prêter à cette vue aberrante montre à quel point l’histoire qui se fait est le reflet d'une époque sur le miroir du passé.

Il faut remarquer en plus que le coût relativement bon marché de l’impression, comme aussi la rareté des pièces conservées pour les périodes les plus anciennes et les premières étudiées, autorisaient des publications fastueuses et monumentales, fruit d'un long et patient travail de bénédictin, éditions caractéristiques de ces premières publications d'archives pontificales.

L'Ecole française de Rome s'engagea à publier les Lettres des papes d'Avignon jusqu'au Grand Schisme d'Occident (1378) pour la totalité de la chrétienté et n'a pas encore achevé tout à fait son travail. A partir de cette date de 1378, les publications nationales prirent hélas la relève; le Repertorium Germanicum, les travaux belges des Analecta Vaticano-Belgica, etc., rendent compte des pièces adressées aux différents diocèses de certains pays et ces publications partielles ont conditionné le travail futur, comme nous le verrons plus loin. D'une part on n'évitera guère certaines doubles parutions, ce qui est fâcheux, mais inévitable, si l'on veut garder une certaine cohérence aux carrières des prélats; d'autre part, d'une publication à l'autre, les critères et les modes de faire varieront, ce que l'on ne saurait empêcher de toute façon, car la masse énorme du matériel conservé nécessitera les efforts de plusieurs générations de chercheurs, dans un monde en rapide évolution technique. La variété des choix méthodologiques nationaux se doublera donc d'une évolution des conceptions.

En Suisse, nous avions déjà la publication partielle de Wirz. On pouvait utiliser les excellentes publications de l'Ecole française de Rome pour l'époque des papes d'Avignon. Dès 1378, la Suisse alémanique bénéficiait du Repertorium Germanicum pour toute la période du Grand Schisme (1378-1417). Restait la Suisse romande et italienne. Si la Suisse italienne, dépendant de Milan et de Côme, devait se tourner vers l'Italie, les évêchés romands, pour leur part, n'avaient pas d'éditeurs pour les actes intéressant leurs clercs et /IX/ leurs églises. Cette lacune était d'autant plus regrettable que l'un des papes du schisme, Clément VII, originaire du diocèse de Genève, avait laissé d'importantes archives. C'est alors que l'éminent et regretté archiviste de la Confédération, M. Léon Kern, émit l'idée d'entreprendre une nouvelle série d’Acta Helvetica Pontificia, par une publication des documents de la période du Grand Schisme intéressant les diocèses helvétiques et laissés de côté par le Repertorium de Göller. Un rapide sondage lui avait laissé pressentir la richesse du dépôt. Par ailleurs, M. Sven Stelling-Michaud, dans le cadre d'une étude portant sur les Genevois à la Cour d'Avignon et sur les étudiants de cette époque, avait attiré l'attention sur l’importance des Suppliques, dont le R.P. Katterbach venait de dresser l'inventaire. Avec une générosité et une obligeance extrêmes, il a mis à ma disposition les dépouillements qu'il avait opérés sur les registres de suppliques. Restaient les lettres communes : M. Luc Boissonnas entreprit au printemps de 1951 le dépouillement des séries de Lettres et y travailla pendant un an, remettant au fur et à mesure les extraits relevés à MM. Stelling-Michaud et Junod. C'est la suite du travail de M. Boissonnas qui me fut proposée d’abord et je m’y suis attelé dès septembre 1952. Dans l’été de 1953, finalement, l'ensemble de la publication me fut confié, y compris, sur ma suggestion, l’examen rapide d’autres séries pontificales. C’est alors que le matériel déjà réuni par ces campagnes de dépouillement me fut remis.

J'ai travaillé à la préparation de l’édition dès mon retour définitif en Suisse, à côté de mon enseignement. Une bourse du Fonds national m'a permis de prendre un congé de sept mois et j’ai pu achever la mise au net des pièces retenues pour la publication. Elles sont au nombre de 5470 pour les seize années du pontificat de Clément VII. Entre-temps, la Société d’histoire de la Suisse romande avait accepté de prendre en charge l’édition de ces actes, couvrant particulièrement bien l'aire qui servait de cadre géographique à son activité.

Par la suite, en étudiant ces pièces, je me suis aperçu que l’idée que je me faisais du schisme et de la chancellerie pontificale, de la nature réelle des actes que je me proposais d’éditer, n’était pas tout à fait celle des historiens du début de ce siècle. Prenant d’abord l’aspect le plus urgent, je fis part de mon intention de mettre le /X/ lecteur en garde sur le sens à donner aux lettres retrouvées sur les registres du pape avignonnais. Sans me prononcer sur le fonctionnement de la chancellerie pendant la grande époque avignonnaise, pour laquelle je n'avais pas la même richesse d'information, je me proposai de dire ce que j'avais observé pour cette période troublée de 1378 à 1394, où certainement les traditions devaient se mêler aux procédés et innovations suscités par l'état d'exception dans lequel se trouvait la curie. Et c'est de ces constatations et d'une brève biographie du pontife genevois, que j'allai tirer le fonds de ma thèse de doctorat, qu'acceptèrent d'examiner avec bienveillance MM. Louis Junod et Henri Meylan. A ce stade du travail, les encouragements et les conseils de ces deux professeurs ainsi que les remarques de M. Léon Kern me furent précieux. Lors du colloque que tout candidat au doctorat soutient, ils me suggérèrent d'écarter de ma thèse la description minutieuse des manuscrits utilisés qui couvrait une centaine de pages dactylographiées. Par contre, ils souhaitaient que j'ajoute quelques lignes sur le pontificat même de Clément VII. Quelques lignes... c'est près d'une centaine de pages qui sont venues s'ajouter, car, le soupçonnaient-ils à mes réticences ou silences prudents, mes deux examinateurs avaient mis le doigt sur le second problème que l'étude de ces textes m'avait mis à même de juger différemment : l'origine du schisme. Editeur de pièces d'archives, dont chacune m'entraînait sur une autre voie, me posait d'autres problèmes, que j'étais souvent obligé de vérifier hâtivement pour corriger un nom propre ou établir une relation dans un bref commentaire, je m'étais fixé une règle, agaçante mais nécessaire, de ne jamais trop m'écarter du texte que je devais publier. Une première entorse m'avait paru urgente pour attirer l'attention du lecteur et lui permettre de se faire une idée exacte de la portée de ces textes. J'avais ainsi renvoyé l'étude du schisme et du pontificat à plus tard, d'autant mieux que l'œuvre capitale de Noël Valois ne pouvait que décourager par l'ampleur de son érudition toute tentative de la recommencer brièvement. Impressionné par l'attitude de la Cour de Rome et de l'appareil de fonctionnaires de l'Eglise pendant le Grand Schisme, persuadé de la profonde sincérité de la majeure partie des acteurs de ce drame, n'étant point habitué dès l'enfance à une certaine conception du magistère pontifical, j'ai vu un autre drame que celui que trop d'historiens y /XI/ avaient vu, de l’affrontement d'une papauté française et d'une papauté italienne. Eprouvant, par-delà les siècles, une certaine sympathie pour tous ces clercs, à force de les surprendre échafaudant des projets et rêvant d'une carrière, j'avais reconnu, dans la double élection de 1378, la tentative d'écarter, par le biais d'une disposition de droit, un pape sur lequel on s'était mépris, reconnu insensé, parce que l'élection lui avait tourné la tête, en butte à des difficultés graves de relation avec son entourage, comme avec le clergé ou les princes. Etant donné la nature spécifique du pontificat, c'était à l'époque le seul moyen que l'on pouvait envisager de corriger l'élection fâcheuse, sans pouvoir toutefois évaluer exactement l'effet que l'intrusion des passions nationalistes allait provoquer. Dire cela en quelques pages, il n'y fallait pas songer et, en quittant le colloque, je savais déjà que j'en aurais pour des mois à mettre au net cette présentation du schisme, à côté de mon travail d'enseignant, que les méthodes modernes rendent de jour en jour plus astreignant.

Ainsi s'explique la nature particulière de ce travail de thèse, qui fut conçu comme l'introduction à la publication des Lettres et actes administratifs divers du pape Clément VII intéressant les clercs et les églises des diocèses de Genève, Lausanne et Sion. Au moment de calculer les frais d'impression des 5470 pièces analysées et préparées pour cette publication, le Comité de la Société d'histoire de la Suisse romande a dû renoncer à les éditer devant le coût exorbitant et l'ampleur d'une telle entreprise. Ces lettres ont déjà été mises à la disposition de chercheurs, c'est là l'essentiel. Mais quoi qu'il en soit, l'objet même de cette double étude, présentée aujourd'hui comme thèse, a fini par dépasser le cadre habituel d'une introduction et cette circonstance en justifie, nous le croyons, la publication.

Il me reste à exprimer ma gratitude à tous ceux à qui je me sens redevable, à ma famille tout d'abord qui a partagé mes travaux et mes peines, à la Faculté des Lettres de l'Université de Lausanne dont les maîtres m'ont appris mon métier et j'aimerais citer particulièrement les noms des professeurs René Bray, hélas trop tôt disparu, Louis Junod qui m'enseigna l'histoire médiévale et la paléographie, Paul Collart et Jacques Freymond. J'aimerais y joindre l'Institut suisse de Rome: on ne dira jamais assez l'importance pour notre pays du don généreux que lui fit la comtesse /XII/ Maraini, il y aura bientôt un quart de siècle. Je n’aurais garde d’omettre l’Archivio Segreto Vaticano et son préfet Mgr Angelo Mercati, dont la voix grave et chaude résonne encore à mes oreilles, ni son successeur, Mgr Martino Giusti, et tous les scripteurs, si accueillants au jeune venant puiser dans le trésor des Archives pontificales. Moins directement en liaison avec ce travail, ma formation doit beaucoup à l’Istituto italiano per gli studi storici à Naples et à son directeur Federico Chabod (encore un savant dont le départ prématuré laisse un vide immense), à ses maîtres et à mes camarades, aux longues veilles passionnées de cette année, où nous cherchions à pénétrer les arcanes de l’histoire et du terroir napolitain. Par-delà les noms cités, je cherche à remercier par ces lignes tous mes maîtres de Suisse, de France et d’Italie, à qui je me sens profondément redevable.

Une moitié du travail ingrat de dépouillement est l’œuvre de MM. Sven Stelling-Michaud et Luc Boissonnas et j’aimerais leur rendre ici hommage. Ma gratitude va aussi à M. Léon Kern qui a suivi ce travail et l’a encouragé, et je regrette qu’il n’ait pu en voir l’achèvement, ainsi qu’à M. Jacques Burdet qui a bien voulu en relire les épreuves.

Ma reconnaissance la plus grande va enfin à mes deux examinateurs, qui ont parrainé ce travail et qui m’aidèrent également à en corriger les épreuves, à M. Louis Junod qui fut mon maître à la Faculté et à M. Henri Meylan, avec qui j’ai le plus travaillé ces dernières années, dont les conseils et la pratique d’historien de l’Eglise me furent les plus précieux.

Lausanne, automne 1973

 


 

/XIII/

Bibliographie

 

A. — Sources manuscrites dépouillées

Les sources manuscrites dépouillées aux Archives du Vatican (Archivio Segreto Vaticano) font partie de grandes séries groupant des pièces ayant trait à plusieurs pontificats, la plupart du temps à plusieurs siècles différents. Nous ne pouvons songer à présenter ces séries dans le cadre de cette étude. Nous renvoyons donc ceux qu’une telle promenade intéresserait aux livres qui nous servirent de guides dans cette exploration. Nous nous sommes efforcé de voir toutes les pièces, tous les volumes intéressant d’une manière quelconque le pontificat de Robert de Genève, bref nous avons essayé de fouiller ces archives, pour autant que cette entreprise était humainement possible. Il est probable que l’on trouvera encore quelques pièces égarées dans l’ensemble de l’Archivio, de par la fantaisie d’un archiviste ou d’un clerc du temps jadis, comme nous avons trouvé nous-même des pièces ne se rapportant pas du tout à notre pape; ces pièces seront peu à peu mieux cataloguées ou iront grossir la série des Instrumenta Miscellanea; mais d’une façon générale l’essentiel est connu. Nous ne saurions à ce propos trop rappeler le tribut que nous devons à l’obligeance de feu Monsignore A. Mercati, Prefetto dell’Archivio, de son successeur Monsignore Giusti et de Monsieur le Professeur Battelli. Leur appui comme leurs conseils nous furent particulièrement précieux.

Quelles que soient leurs séries, les manuscrits subirent bien des vicissitudes. Sans entrer dans les détails, disons qu’ils furent de longs siècles conservés en Avignon. Certaines pièces pourtant durent être portées à Rome assez tôt. C’est peut-être à ce premier transfert qu’il faut attribuer la perte des lettres secrètes de Clément VII, qui auraient disparu comme bien des documents contemporains de Rome. Si elles étaient restées dans le palais /XIV/ d’Avignon, elles auraient été protégées, du moins en partie, par l’assoupissement que connut la cité rhodanienne, son heure de gloire passée.

Au XVIIIe siècle, un intérêt très vif se manifesta pour les documents anciens. Le légat pontifical gouvernant le Comtat Venaissin fit relier les cahiers entassés et ce travail fut fait un peu à la diable. Enfin, à la veille de la Révolution, en 1784, les archives avignonnaises furent acheminées sur Rome. Les voyages à l’époque étaient sources de bien des avanies. Du moins le zèle iconoclaste et sans-culottide des révolutionnaires ne les atteignit-il pas !

Mais Napoléon vint, qui avait des vues grandioses. Centralisateur, à la tête d’un immense empire, il voulut concentrer la science comme il unifiait le monde issu de l’Ancien Régime. Les trains de l’armée et leurs fourgons brinqueballants amenèrent pêle-mêle à Paris statues antiques, peintures et archives. Quoique organisé et parfois exécuté avec grand soin, ce fut un beau gâchis qui se compliqua en 1815 après Waterloo d’une distribution générale et d’un morne retour aux habitats primitifs. Nos volumes, empilés dans des charrettes plus ou moins soigneusement bâchées, firent donc un triple voyage. On égara des pièces. Les ornières boueuses, les cailloux sournois entraînèrent la rupture de bien des essieux. La pluie et le soleil sévirent tour à tour, des ponts enfin se rompirent et tout alla à vau-l’eau. Il ne fallait pas demander au grognard impérial, fidèle mais fort ignorant, un intérêt jaloux pour ces vieux papiers. Les archives souffrirent donc et souffrirent certainement plus que les œuvres d’art. Cela suffit à expliquer bien des lacunes et pas mal de dégâts.

Il serait cependant faux de n’incriminer que ce triple transport. Logées sous le toit du Belvédère, un palais de construction fort légère malgré l’apparence, les volumes ne furent pas toujours à l’abri, malgré les soins des préfets d’antan. A chaque gros orage, survenant à brûle-pourpoint dans la fournaise de l’été romain et déversant des cataractes sur les toits aux étais étrécis par la sécheresse, l’eau du ciel coulait sur les volumes alignés. Moins spectaculaires, ces dégâts-là étaient parfois plus graves et tel volume ne se présente plus aujourd’hui que comme un paquet d’étoupe. Des centaines de pages de nos textes portent ainsi ces /XV/ traces d’eau, ces lacunes, où l’encre des lignes s’étale en marbrures sépia au bas de la page, ces feuillets qui se désagrègent malgré les précautions les plus soigneuses. Le soin des conservateurs modernes, le talent des restaurateurs peuvent accomplir presque des miracles. Il faut avoir vu dans quel état ils ont pris certains manuscrits et quels ouvrages utilisables ils en ont fait. Ils ne peuvent pourtant pas remettre le papier quand il manque ou la lettre qui n’est plus là.

Dans les pages qui suivent nous allons présenter les manuscrits contenant les pièces relatives aux actes de Clément VII, série par série.

Une description minutieuse du contenu de chaque registre serait fort utile, car le relieur du XVIIIe siècle a mélangé non seulement les cahiers, mais aussi parfois les pontificats et il est allé jusqu’à incorporer diverses pièces mêlées aux cahiers clémentins. Comme une telle description fatiguerait le lecteur par sa dimension, nous l’avons écartée de ce volume, mais nous songeons à la publier d’une manière ou d’une autre.

 

1o Les lettres secrètes

Aucun manuscrit ne nous est parvenu et sans quelques allusions précises à leur existence, on pourrait la mettre en doute. Göller et Valois en donnent quelques exemples 1. J’y ajouterai R. Av. 277, f. 255 r avec la mention: « cassata quia alibi in eisdem secretis registrata. » — R. Av. 277, f. 255 v-256 v. Au f. 255 v nous lisons, non sans peine, en marge: « ... cancellata de mandato domini nostri pape ad relationem dom. Jacobi Pollerii eius cubicularii et posita in publicis. » Au f. 256 r, on trouve: « registrata in secretis ad relationem dom. Jacobi Pollerii et cassata, posita in publicis ad ipsius domini Jacobi relationem de mandato domini nostri. » Enfin R. Av. 277, f. 257 r la mention: « registrata in secretis de mandato ad relationem episcopi Nemausen. referendarii. » Deux autres lettres secrètes peuvent se lire au R. Vat. 310, f. 353 v-354 v. C’est maigre, mais la preuve nous semble faite de l’existence de lettres secrètes, pour notre pontife comme pour ses prédécesseurs. /XVI/

 

2o Les Registres de suppliques

Les volumes de Suppliques, Regesta Supplicationum, subirent, tout comme les volumes de lettres et les autres pièces déposées si longtemps à Avignon, diverses vicissitudes. Ils ont été intelligemment restaurés et remis en état de 1925 à 1927. Leur numérotation fut alors réordonnée d’une façon plus logique. Nous les donnons et les citons sous leur nouvelle cote, mais mentionnons chaque fois l’ancien numéro et nous renvoyons le lecteur, qui désirerait un supplément d’information sur l’état des volumes avant 1927, au travail fondamental du R. P. Bruno Katterbach (Inventario...),

  • R. Suppl. 47 (anc. No 46)
  • R. Suppl. 48 (anc. No 50)
  • R. Suppl. 49 (anc. No 48)
  • R. Suppl. 50 (anc. No 51)
  • R. Suppl. 51 (anc. No 52)
  • R. Suppl. 52 (anc. No 47)
  • R. Suppl. 53 (anc. No 47)
  • R. Suppl. 54 (anc. No 45)
  • R. Suppl. 55 (anc. No 49)
  • R. Suppl. 56 (anc. No 44)
  • R. Suppl. 57 (anc. No 56)
  • R. Suppl. 58 (anc. No 53)
  • R. Suppl. 59 (anc. No 55)
  • R. Suppl. 60 (anc. No 54)
  • R. Suppl. 61 (anc. No 57)
  • R. Suppl. 62 (anc. No 58)
  • R. Suppl. 63 (anc. No 59)
  • R. Suppl. 64 (anc. No 61)
  • R. Suppl. 65 (anc. No 60)
  • R. Suppl. 66 (anc. No 62)
  • R. Suppl. 67 (anc. No 64)
  • R. Suppl. 68 (anc. No 63)
  • R. Suppl. 69
  • R. Suppl. 70 (anc. No 68)
  • R. Suppl. 71 (anc. No 67)
  • R. Suppl. 72 (anc. No 65)
  • R. Suppl. 73
  • R. Suppl. 74 (anc. No 69)
  • R. Suppl. 75 (anc. No 71)
  • R. Suppl. 76 (anc. No 70)
  • R. Suppl. 77 (anc. No 72)
  • R. Suppl. 78 (anc. No 73)
  • R. Suppl. 79 (anc. No 74)
  • R. Suppl. 80 (anc. No 75)
  • R. Suppl. 81 (anc. No 76)

Une douzaine de registres de suppliques manquent, mais nous pouvons avoir une vague idée de leur contenu par le R. Suppl. Rubr. 1. Ce ne sont pas les seuls registres de suppliques de Clément VII qui sont absents, mais les rubriques nous font malheureusement défaut pour les deux dernières années du pontificat, ce qui nous interdit de rien affirmer. Cependant par analogie avec les années dixième et suivantes, on peut /XVII/ raisonnablement croire à l’existence de deux autres volumes « de vacantibus » pour les années XV et XVI. Göller même retient l’existence d’un second livre « de expectationibus », qui nous paraît douteux.

Plus troublant est le cas du Codex Vaticanus Barberinus latinus 2101. Katterbach le rejette catégoriquement dans son Inventario... mais n’avance aucun argument pour étayer ce rejet. Je crois bien au contraire que ce volume est à retenir, malgré son format différent, car il s’agit incontestablement de suppliques se rapportant au règne de Clément VII, dixième année (1387-1388). Certaines de ces suppliques ont les bulles correspondantes dans les Registres d’Avignon 2. Göller suppose une série parallèle de format différent qui aurait recueilli les « concessa ». Hélas, nous avons des « concessa » dans les volumes ordinaires de suppliques et notre manuscrit de la bibliothèque Barberini comporte quelques rotuli 3. Citons Göller: « Es handelt sich hier unzweifelhaft um ein Originalregister zum a. X Clemens VII., jedoch in kleinerem Format und ohne die äussere Ausstattung der Registerserie des Archivs. Ob dieser Band, dessen Inhalt mit einem der beiden Register des 10. Pontifikatjahres nicht identisch ist und auch in dem erwähnten Inventar 4 nicht ausgeführt wird, nur vereinzelt dasteht, oder nur einen Rest einer zweiten Serie von Supplikenregistern darstellt, lässt sich nicht sicher feststellen. Zu beachten ist in diesem Zusammenhang, dass hier das Material nicht nach Rotuli geordnet ist 5, sondern die Einzelsuppliken überwiegen, und dass die Reihenfolge in der Hauptsache eine chronologische ist 6. » /XVIII/

Je ne crois guère à une série parallèle dont ce volume serait l’unique témoin. Ce n’est pas non plus le produit d’une fantaisie de la chancellerie pontificale qui, comme toute administration, n’a jamais eu la fantaisie en apanage et celle-ci moins qu’une autre 7. S’il faut trouver une explication, je songerais plutôt à une pénurie de papier, compréhensible étant donné les circonstances, qui ne permit pas d’avoir sous la main le format désiré. On employa donc des cahiers qu’on avait à disposition et, une fois commencés, les cahiers furent remplis. Par quel mystère le volume échoua-t-il dans la bibliothèque d’une famille princière romaine ? Probablement les lettres de la première partie et le format hétérodoxe ne sont pas étrangers à ce destin 8.

  • Cod. Barb. lat. 2101. Anc. Nos 174 — XXX ou également 1322.
  • R. Suppl. Rubr. 1. Anciennement Indice 267.
  • Coll. 293.
    J’ai découvert sous cette cote un registre mal classé naguère dans la série des Collectories et qui n’est autre qu’un registre de rubriques pour les R. Suppl. 54, 55 et 56, ce dernier incomplet.

 

3o Les Registres du Vatican

Les Registres du Vatican (Regesta Vaticana) comprennent deux séries de manuscrits distincts. Les uns, grands, écrits soigneusement sur parchemin, ont belle allure, mais ce ne sont pas les plus importants. Ils ne renferment en effet que des copies, copies de bulles déjà contenues dans la série des Registres d’Avignon, ou même dans l’autre série des Registres du Vatican dont nous allons parler. Quoi qu’en pense Göller, ils n’apportent rien que nous n’ayons dans les autres volumes que je leur ai /XIX/ toujours préférés, sauf le cas exceptionnel où l’humidité et les lacunes avaient rendu l’autre manuscrit par trop illisible. Enfin leur copie n’est pas toujours si fidèle. (Cf. R. Vat. 299. Au f. 24, il manque 34 bulles.)

La seconde série est formée de cahiers de papier en tous points semblables à ceux des Registres d’Avignon. Seuls les hasards d’un transport les ont séparés des autres 9. Peut-être furent-ils emportés en même temps que les lettres secrètes, au XVe siècle déjà. En tout cas Garampi les vit au XVIIIe siècle et les analysa, alors qu’il ne cite point les manuscrits conservés à Avignon.

  • La première série, celle des copies sur parchemin, comprend 9 volumes: les R. Vat. 291 à 299.
  • La seconde série, celle des registres de papier, comporte 7 volumes: ce sont les R. Vat. 300, 302, 303, 304, 305, 306 et 307.

 

4o Les Registres d'Avignon

Les Registres d’Avignon (Regesta Avenionensia) furent conservés jusqu’au XVIIIe siècle sur les bords du Rhône, car Garampi n’a pas pu en effectuer le dépouillement. Les cahiers, séparés, durent être conservés dans un ordre relatif jusqu’au pontificat de Clément XI, Gian Francesco Albani (1700-1721), et furent probablement reliés sur l’ordre du vice-légat Alamanno Salviati entre 1711 (arrivée de Salviati à Avignon) et 1731, comme le prouvent les armoiries que portent certains manuscrits, en tout cas les R. Av. 205 à 254.

Les dégâts dus à l’humidité sont généralement antérieurs à la reliure, qui fit voisiner un peu partout des feuillets rongés et des feuillets sains 10. La reliure fut exécutée correctement, mais /XX/ les connaissances paléographiques de ceux qui réunirent les cahiers laissaient fort à désirer, aussi ces volumes présentent-ils souvent un très gros mélange 11. Pour chacun d’eux nous avons établi une sorte de table des matières, indiquant la nature des pièces et surtout le pontificat auquel il faut les attribuer. Comme nous l’avons dit plus haut, nous avons renoncé à publier cette étude dans ce volume, afin de ne pas l’alourdir, et de même nous renonçons à entrer ici dans les détails qui nous ont permis la datation ou l’attribution des pièces à un autre pontificat que celui de Clément VII. Comme les archives de la période du Grand Schisme étaient en vrac jusqu’au début du XVIIIe siècle, les relieurs eurent tendance à grouper avec celles de Clément VII les pièces éparses et les épaves des pontificats précédents.

Il s’agit de registres de papier de 29 x 22 cm environ. Les rubriques sont par contre écrites sur parchemin. Elles manquent souvent et ne présentent d’intérêt que lorsque les pièces qu’elles mentionnent ont disparu. L’écriture, du type de la chancellerie pontificale, est de qualité et de grosseur très diverses d’un acte à l’autre, parfois franchement mauvaise. Elle baissera rapidement de qualité au cours du pontificat, et deviendra plus rapide. Des lettrines bâclées marquent le début des cahiers. Ces registres étaient destinés à être recopiés sur parchemin avec soin, mais le temps et sans doute surtout les fonds manquèrent pour achever ce travail, dont une très petite partie seulement fut effectuée. La numérotation des feuillets date probablement de l’époque de la reliure, peut-être est-elle parfois plus récente, de même que des remarques sur la concordance des registres et des rubriques auxquelles on accorda naguère une importance exagérée. Ajoutons enfin qu’on compte environ 1600 bulles par registre.

  • Les Lettres communes de Clément VII commencent avec le R. Av. 205 et comprennent 70 volumes. Ce sont d’abord les R. Av. 205 à 240.
    Le R. Av. 241 est en réalité un volume de lettres communes de Clément VI, septième année, qui fut relié par erreur parmi les registres de notre pape en 1730. /XXI/
  • Il faut y ajouter les R. Av. 242 à 245.
  • Le R. Av. 246 est de nouveau à attribuer à Clément VI, pour la huitième année du pontificat, et il a reçu la cote R. Av. 110.
  • Viennent encore les R. Av. 247 à 274.
  • Il faut y ajouter enfin les registres et pages suivants:
  • Le R. Av. 276 contient le procès d’Aymon de Chissé, moine de St-Michel-de-Cluse, contre Aymeric de Malamorte au sujet du prieuré de St-Jean-de-Megève. Nous en avons analysé l’essentiel avec les bulles (No 1754).
  • R. Av. 279, f. 13-243.
  • R. Av. 289, f. 69.

Il manque certainement des volumes de lettres communes, mais nous ne pouvons évaluer l’ampleur de ces lacunes. De plus toutes les bulles n’étaient pas enregistrées.

 

5o Les bulles camérales

On donne ce nom aux bulles pontificales émanées de la Chambre apostolique, et qui se trouvent dans les manuscrits suivants :

  • Coll. 359 A.
    Ce volume classé dans la série des Collectories porte en réalité le titre: Regestum bullarum cameralium D. Clem. VII. 1380-1384. C’est un registre de papier de 30 cm x 22 cm. L’écriture est celle des R. Av.
  • Obl. 42, f. 129-160.
  • R. Av. 233, f. 15-118.
  • R. Av. 238, f. 95-192.
  • R. Av. 242, f. 1-93.
  • R. Av. 250, f. 274-330.
  • R. Av. 275.
  • R. Vat. 301.
  • R. Av. 277.
  • R. Av. 270, f. 1-79.
  • R. Av. 272, f. 1-19 et 66-147.
  • R. Av. 274, f. 1-44.

 

6o Collectories

Dans cette série groupant des volumes de nature fort différente, nous avons dépouillé et examiné les registres suivants:

  • Coll. 293. /XXII/
    Volume mal classé qui est décrit p. XVIII à la suite de la description des registres de suppliques.
  • Coll. 294. Malgré son titre: Regestum beneficiorum collatorum per Clementem VII anno VII. 1384. Ce registre, dont j’attendais beaucoup, s’est révélé être un registre du pape Clément VI et ne m’a été d’aucune utilité. Il renferme une liste de bénéfices conférés par le pape avec la date de leur collation et, en marge, la province intéressée.
  • Coll. 358 et 359.
  • Coll. 359 A.
    Cf. p. XXI la description de ce registre de bulles camérales.
  • Coll. 360 à 362.
  • Coll. 394.
  • Coll. 457.

Nous avons sondé et partiellement dépouillé les autres volumes des Collectories, ainsi que les autres séries touchant l’aspect financier du pontificat, soit les Obligationes, Introitus et Exitus, Solutiones et Divisiones. Nous renonçons à les inventorier ici, car nous pensons un jour compléter ce travail et publier les pièces concernant l’aspect financier du pontificat, y compris certains actes qui n’ont pas trouvé place dans cette publication.

 

7o Pièces diverses

  • Indice 669.
    Indice dell’Archivio apostolico d’Avignone. Volume en papier de 20 cm x 28,5 cm dont les pages ne sont pas numérotées. Il contient les rubriques établies au début du XVIIIe siècle sur l’ordre de Clément XI et de son vice-légat en Avignon, Rainier Salviati dei conti di Ilcio, en 1721. Il couvre les tomes 1 à 4 (R. Av. 205 à 208). Il est à présumer que la mort du pontife (en 1721) empêcha l’accomplissement de l’œuvre. Etabli selon des critères différents des nôtres, ce volume ne permettait pas un dépouillement exhaustif et de ce fait ne nous a pas été très utile.
  • Indici 616 à 633.
    Anciens numéros 60 à 77. Volumes de papier de 28,5 cm x 41 cm. Il s’agit d’un index des bulles, classées par diocèses, des registres I à XL du pontificat de Clément VII (R. Av. 205 à 244) exécuté sous le pontificat de Benoît XIII, /XXIII/ deuxième du nom (1724-1730), autour des années 1729 sous les auspices de Rainier Salviati dei conti di Ilcio, pro-légat d’Avignon. Armes des familles Rezzonico (pape) et Salviati (cardinal).
  • Liber Censuum Romane Ecclesie.
  • Archivium Arcis.
  • Schedario Garampi.

 

8o Instrumenta miscellanea

On désigne sous ce nom une série qui groupe tous les actes qui échappent à la classification ordinaire; les miscellanés comprennent pas mal d’originaux, d’actes notariés et de bulles de toutes provenances, d’actes épars de natures fort diverses et d’épaves.

Deux catalogues furent établis pour classer ces diverses pièces. Commencé vers 1910, le premier catalogue est numérique, sans ordre chronologique autre que celui d’entrée dans le fonds; il compte 7781 numéros. Le second fut commencé durant la dernière guerre 12; il groupe les pièces chronologiquement. Notons enfin que ce fonds s’agrandit d’année en année.

Comme il s’agit de pièces fort diverses les unes des autres, nous ne tenterons pas de les décrire ici. La description suivra donc pour cette série le résumé que nous donnons de l’acte.

A part les Archives pontificales, nous avons examiné les archives suivantes, dans l’espoir de retrouver les originaux des actes que nous publions. Nous avons trouvé une vingtaine de ces pièces, parfois sous forme de copies plus tardives, une ou deux fortement abîmées. La plus belle d’entre elles est la bulle d’érection de l’église de Sallanches en collégiale, un des joyaux des archives d’Annecy. Plusieurs de ces bulles étant des expéditions locales de lettres adressées à tous les diocèses, ou à toute une série d’entre eux, n’entraient donc pas dans le cadre de notre publication. Les sondages effectués, par contre, nous ont fait connaître bien des personnages de l’époque, complétant çà et là notre information. Il d’agit des archives ou dépôts suivants:

  • Annecy. Archives Départementales.
  • Avignon. Musée Calvet. /XXIV/
  • Berne. Archives d’Etat, Archives Fédérales, Bibliothèque de la Bourgeoisie.
  • Chambéry. Archives Départementales.
  • Fribourg. Archives d’Etat.
  • Genève. Archives d’Etat.
  • Grand-Saint-Bernard. Archives de la prévôté.
  • Lausanne. Archives Cantonales.
  • Neuchâtel. Archives de l’Etat.
  • Saint-Maurice. Archives de l’Abbaye.
  • Sion. Archives du chapitre à Valère.

De plus nous avons écrit à des archives plus lointaines, celles du canton de Soleure, les Archives Nationales à Paris, les Archives Départementales d’Amiens, Avignon, Besançon, Bourg-en-Bresse, Grenoble, Lons-le-Saunier. Partout où nous nous sommes adressé, nous avons reçu un excellent accueil et de précieux conseils.

 

B. Sources imprimées

Il est d’usage de faire précéder ou suivre toute œuvre d’érudition d’une longue liste d’ouvrages, destinés à attester le sérieux et l’étendue de l’information de l’auteur et à préjuger ainsi favorablement de la valeur de son travail. Si Marc Bloch a défini avec humour la pléthore des notes en bas de page 13, on pourrait aisément joindre à ce vertige celui des bibliographies. Dans une publication traitant d’un sujet très spécial, de telles listes peuvent rendre au lecteur des services certains, mais dans un ouvrage comme celui-ci, par contre, la variété des lettres publiées, celle des destinataires, comme celle des provinces et des églises touchées, rendaient une bibliographie de cette nature monstrueuse dans l’ensemble et forcément incomplète dans le détail. Devant nous informer sur telle ou telle église pour l’identifier, nous l’avons fait, mais nous avons renoncé délibérément à citer tous les livres consultés. Nous nous sommes limité aux ouvrages fréquemment cités ou utilisés. /XXV/

  • Bibliographies concernant Clément VII.
    On trouvera facilement les bibliographies suivantes touchant ce pontife dans:
  • Chevalier, U., Répertoire des Sources historiques du Moyen-Age, A. Picard, Paris, 1905, t. II, col. 3994 et 3995 (article Robert de Genève, biobibliographie).
  • Mollat, G., Article Clément VII, dans Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques. Letouzey, Paris, 1912 sq., t. XII, col. 1162 à 1175. Cet article comporte plusieurs bibliographies de détail, notamment col. 1163, 1167, 1168, 1173, 1174 et 1175; et dans l’ouvrage de N. Valois (cf. plus loin).
  •  
    *  *  *
     
  • Acerno, Tommaso d’, De creatione Urbani VI et creatione domini Gebennensis in antipapam. Dans Muratori, III, 2a pars col. 715-730.
  • Baluze, Etienne, Vitae paparum Avenionensium. Hoc est historia pontificum romanorum qui in Gallia sederunt ab anno Christi MCCCV usque ad annum MCCCXCIV,... Nouvelle édition revue... par G. Mollat. 4 vol., Paris, Letouzey et Ané, 1916-1928. (Cité Baluze.)
  • Baluze, Etienne, Histoire généalogique de la Maison d'Auvergne, 2 vol., Paris, 1708.
  • Berlière, Dom Ursmer, Les collectories pontificales dans les anciens diocèses de Cambrai, Thérouanne et Tournai au XIVe siècle, Rome, Bruxelles, 1929.
  • Berlière, Dom Ursmer, cf. aussi Hanquet II.
  • Besson, J. A., Mémoires pour l'histoire ecclésiastique des diocèses de Genève, Tarentaise, Aoste et Maurienne et du décanat de Savoye, Nancy, 1759.
  • Binz, Louis, cf. Helvetia Sacra. Nouvelle édition.
  • De Boüard, Michel, Les origines des guerres d'Italie. La France et l'Italie au temps du Grand Schisme d'Occident. Bibl. des Ecoles franç. d'Athènes et de Rome. fasc. 139, Paris, 1936.
  • Du Boulay, César-Egasse, Historia Universitatis Parisiensis. 6 vol., Paris, 1665-1673, t. IV.
  • Du Chesne, François, Histoire de tous les cardinaux français, fo, Paris, 1660. /XXVI/
  • Clouzot, E., cf. Pouillés VII et VIII.
  • Cottineau, Dom L. H., Répertoire Topo-bibliographique des Abbayes et Prieurés. 2 vol., Mâcon, 1936-1937.
  • Delaruelle, E., cf. Histoire de l’Eglise.
  • Dellion, Apollinaire, Dictionnaire historique, statistique des paroisses catholiques du Canton de Fribourg, 6 vol., Fribourg, 1884.
  • Diario d'anonimo fiorentino, dall'anno 1368 al 1389, éd. Alessandro Gherardi. Dans Documenti di Storia italiana, t. VI, Florence, 1876, p. 207-588.
  • Dictionnaire de droit canonique, par A. Villien, E. Magnin et R. Naz, Paris, dès 1924.
  • D.G.S. Dictionnaire géographique de la Suisse, 6 vol., V. Attinger, Neuchâtel, 1902-1910.
  • Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, commencé sous la direction du card. A. Baudrillart, d’Evan Cauwenberghe et R. Aubert, en cours de publication, Paris, 1912 sq.
  • D.H.B.S. Dictionnaire historique et biographique de la Suisse, 7 vol. plus suppl., V. Attinger, Neuchâtel, 1934.
  • D.H.V. Dictionnaire historique, géographique et statistique du Canton de Vaud, publié sous les auspices de la Société vaudoise d’histoire et d’archéologie par Eugène Mottaz, 2 vol., Lausanne, 1914 et 1921.
  • Dictionnaire de théologie catholique, commencé sous la direction de A. Vacant et E. Mangenot, continué sous celle de Mgr E. Amann, 15 t., 30 vol., Paris, 1902-1950.
  • Dictionnaire Topographique de la France. Imprimerie Nationale, Paris, 1861 sq. Ouvrage publié par départements. Notamment: E. Philipon, Dictionnaire Topographique du Département de l'Ain, Paris, 1911.
  • Dubrulle, H., Une mésaventure de Robert de Genève. Dans Revue des Sciences ecclésiastiques, LXXXIX, [1904], p. 409-412.
  • Duhamel, L., Les œuvres d'art au monastère des Célestins d'Avignon. Dans Bulletin monumental, 1888, p. 109-130.
  • Duparc, Pierre, Le Comté de Genève, IXe-XVe siècle. M.D.G., t. XXXIX, Genève, 1955.
  • Durrieu, P. Le royaume d'Adria. Dans Revue des questions historiques, XXVIII, [1880], p. 43-78. /XXVII/
  • Erler, G., cf. Nyem.
  • Eubel, Konrad, Hierarchia Catholica Medii aevi sive summorum pontificum SRE cardinalium ecclesiarum antistitum series ab anno 1198 usque ad annum 1431 perducta. Vol. I, Munster, 1913. (Cité Eubel I.)
  • Eubel, Konrad, Die avignonesische Obedienz der Mendikanten Orden, sowie der Orden der Mercedarier und Trinitarier zur Zeit des Grossen Schismas. Paderborn, 1900.
  • Eubel, Konrad, Das Itinerar der Päpste zur Zeit des grossen Schismas. Dans Historisches Jahrbuch, t. XVI, 1895.
  • Eubel, Konrad, Aus der Ausgabebüchern der Schismas Päpste Klemens VII. und Benedikt XIII. Dans Römische Quartalschrift, XVIII [1904], p. 174-189, 337-357.
  • Favier, Jean, Les finances pontificales à l'époque du Grand Schisme d'Occident. Bibl. des Ecoles franç. d'Athènes et de Rome, fasc. 211, Paris, 1966.
  • Ferrier, Vincent, Saint, De moderno Ecclesiae Scismate, éd. Albano Sorbelli, Rome, 1901.
  • Fink, K. A., Das Vatikanische Archiv. Einführung in die Bestände und ihre Erforschung, 2e éd., Rome, 1951.
  • Fontes rerum Bernensium. Berns Geschichtsquellen, 10 vol. 4o, Berne, 1877-1908, vol. 9 et 10.
  • Font-Réaulx, Jacques de, cf. Pouillés, IX.
  • Foras, E.-Amédée de, Mareschal, F.-C. de, Viry, Pierre de, et Yvoire, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie. Grenoble, 1863 sq. 5 vol. fo, 6e vol. Supplément, en cours de publication.
  • Gagnebin, B., cf. Obituaire : Bonmont.
  • Galiffe, Jacques-Augustin, Notices généalogiques sur les familles genevoises, depuis les premiers temps jusqu'à nos jours, 7 vol., Genève, Barbezat, Gruaz puis Jullien, 1829-1895.
  • Galiffe, II2, même ouvrage, 2e édition.
  • Galiffe, J. B. G., Gautier, A. et Galiffe, A., Armorial genevois, Genève, 1896. (Cité: Galiffe, Armorial.)
  • Gallia Christiana in provincias ecclesiasticas distributa. Publié par Denis de Sainte-Marthe, puis par Barthélemy Haureau. 16 vol. fo, Paris, 1715-1865. (Cité: Gallia Christiana.)
  • Gaudemet, Jean, cf. Lot, F., Histoire des institutions françaises du Moyen-Age. /XXVIII/
  • Gayet, Louis, Le grand schisme d'Occident d'après les documents centemporains, 2 vol., Paris, 1889.
  • Gilles, Henri, Les Auditeurs de rote au temps de Clément VII et Benoît XIII. Dans Mél. d'archéologie et d'histoire, t. LXVII [1955], p. 321-337.
  • Gilles, Henri, Gilles Bellemère et le tribunal de la rote à la fin du XIVe siècle, Ib. p. 281-319.
  • Göller, Emil, Repertorium Germanicum: Verzeichnis der in den päpstlichen Registern und Kameralakten vorkommenden Personen, Kirchen und Orte des Deutschen Reiches, seiner Diözesen und Territorien vom Beginn des Schismas bis zur Reformation. Herausgegeben vom Königlich Preussischen Historischen Institut in Rom. I. Band: Clemens VII. von Avignon 1378-1394, bearbeitet von Dr. Emil Göller, Berlin, 1916.
  • Gori, G., L'eccidio di Cesena. Dans Archivio Storico Italiano, nuova serie, VIII — 2 [1858], p. 3-10.
  • Grégoire XI, Lettres secrètes et curiales du pape Grégoire XI (1370-1378) intéressant les autres pays que la France, publ. ou anal. ... par G. Mollat. Bibl. des Ecoles franç. d'Athènes et de Rome, Paris, 1962.
  • Grégoire XI, Lettres secrètes et curiales du pape Grégoire XI (1370-1378) relatives à la France, extraites... par L. Mirot et H. Jassemin. Bibl. des Ecoles franç. d'Athènes et de Rome, Paris 1935-1957.
  • Gregorovius, Ferdinand, Geschichte der Stadt Rom im Mittelalter. 8 vol., Stuttgart, 1859-1872. Nous avons utilisé la trad. italienne publ. par L. Trompeo et Franco Caburi, Roma, 1939 sq., vol. XII (1943).
  • Gremaud, J., Documents relatifs à l'histoire du Vallais, recueillis et publiés par l’abbé J. Gremaud, t. VI (1375-1402). M.D.R., t. XXXVII, 1893. (Cité: Gremaud VI.)
  • Gremaud, J., Catalogue des évêques de Sion, dans M.D.R., XVIII, 1, p. 461-500.
  • Gremaud, J., Nécrologe de l'église cathédrale de Sion, dans M.D.R., XVIII, 1, p. 249-293.
  • Gremaud, J., cf. Obituaire, Lausanne.
  • Gros, Adolphe, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, Belley, 1935. /XXIX/
  • Guidi, Mgr Pietro, Inventario del fondo Camerale. Manuscrit, Rome, Archivio Segreto Vaticano.
  • Guillemain, Bernard, La Cour pontificale d'Avignon (1309-1376). Etude d'une société. Bibl. des Ecoles franç. d'Athènes et de Rome, fasc. 201, Paris, 1962.
  • Hanquet, Karl, Documents relatifs au Grand Schisme. Textes et analyses publiés par Karl Hanquet. T. I., Suppliques de Clément VII (1378-1379). Analecta Vaticano-Belgica, documents relatifs aux anciens diocèses de Cambrai, Liège, Thérouanne et Tournai, vol. VIII, Rome, Institut historique belge (Bruxelles, Imbreghts et Paris, Champion), 1924. (Cité: Hanquet I.)
  • Hanquet, Karl, Documents relatifs au Grand Schisme. Textes et analyses recueillis par K. Hanquet, revus et publiés par U. Berlière. T. II, Lettres de Clément VII (1378-1379). Analecta Vaticano-Belgica... vol. XII, Rome, Institut historique belge (Bruxelles, Lamertin et Paris, Champion), 1930. (Cité: Hanquet II.)
  • Haupt, H., Das Schisma des ausgehenden 14. Jahrhunderts in seiner Einwirkung auf die Oberrheinischen Landschaften, II, Die Diözese Konstanz, dans Zeitschr. für die Gesch. des Oberrheins, XLIV [1890], p. 273-319.
  • Hefele, Charles-Joseph, Histoire des conciles, d'après les documents originaux. Ed. franç. de dom H. Leclercq, 10 t. en 20 vol., 4o, Paris, 1907-1938, t. VI et VII en 4 vol.
  • Helvetia Sacra. Eg. Fr. von Muelinen, Helvetia Sacra, 2 vol., Berne, 1858-1861. Une refonte complète de cet ouvrage est en cours de publication, les dignitaires du diocèse de Genève sont confiés à M. Louis Binz et ceux du diocèse de Lausanne à Mlle Laurette Wettstein. Cf. l’ouvrage suivant.
  • Helvetia Sacra2, Abteilung I, Band I, Schweizerische Kardinale. Das Apostolische Gesandschaftswesen in der Schweiz. Erzbistümer und Bistümer I A-Ch. Berne, 1972.
  • Hemmer, H., Le grand schisme d’Occident, dans Revue du clergé français XXXVII [1904], p. 603-621.
  • Histoire de l'Eglise, fondée par A. Fliche et V. Martin continuée par J.-B. Duroselle et E. Jarry. T. XIV, I, L'Eglise au temps du Grand Schisme et de la crise conciliaire (1378-1449) /XXX/ par Et. Delaruelle, Edm. R. Labande et P. Ourliac, Paris, 1962.
  • Hoberg, Hermann, éd. de Taxae pro communibus servitiis ex libris obligationum ab 1295 usque ad 1455, Studi e testi, t. 144, Cité du Vatican, 1949.
  • Jassemin, H., cf. Grégoire XI.
  • Katterbach, Bruno, Inventario dei registri delle Suppliche, Cité du Vatican, 1932.
  • Labande, E.-R., Rinaldo Orsini, comte de Tagliacozzo († 1390) et les premières guerres suscitées en Italie par le Grand Schisme, Paris, 1939.
  • Labande, E.-R., Une ambassade de Rinaldo Orsini et de Pierre de Craon à Florence, Milan et Avignon (1393), Dans Mél. d'archéologie et d'histoire, L [1933], p. 194-220.
  • Labande, E.-R., cf. Histoire de l'Eglise.
  • Labande, L.-H., Le tombeau de Clément VII (Robert de Genève), Dans Revue savoisienne XXXVIII [1897], p. 93-98.
  • Largiadèr, Anton, Die Papsturkunden der Schweiz von Innozenz III, bis Martin V, ohne Zürich, vol. II. Zürich, 1970.
  • Lemarignier, Jean-François, cf. Lot, F., Histoire des Institutions françaises du Moyen-Age.
  • Léonard, Emile-G., Négociations entre Clément VII et Charles VI au sujet des charges de l'Eglise de France et de l'ordonnance royale du 6 octobre 1385, Dans Revue de l'histoire du droit français et étranger, 1923, p. 272-286.
  • Longnon, Auguste, cf. Pouillés, I à VI.
  • Lot, Ferdinand et Fawtier, Robert, Histoire des institutions françaises du Moyen-Age, T. III, Institutions ecclésiastiques par Jean-François Lemarignier, Jean Gaudemet et Mgr Guillaume Mollat, Paris, 1962.
  • Loye, Joseph de, Les archives de la Chambre apostolique au XIVe siècle, 1re p,: Inventaire, Bibl, des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome, fasc. 80, Paris, 1899.
  • Lünig, Joh. Christian, Codex Italiae diplomaticus, 4 vol., fo, Francfort et Leipzig, 1725-1735, tome II.
  • Mansi, Joannes Dominicus, Sacrorum Conciliorum nova amplissima Collectio. 53 vol., Paris, 1901-1927. Nous avons utilisé la reproduction photomécanique de l’édition de Paris, 59 vol., /XXXI/ 4o, Graz, 1960-1962. T. XXVI (1344-1409), éd. de Graz, vol. 26.
  • Matile, G. A., Monuments de l'Histoire de Neuchâtel, 3 vol. 4o, Neuchâtel, 1844-1848.
  • M.D.G. Mémoires et Documents publiés par la Société d'histoire et d'archéologie de Genève.
  • M.D.R. Mémoires et Documents publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande.
  • M.G.S. Manuel généalogique pour servir à l'histoire de la Suisse. Publié par les soins de la Société suisse d’héraldique. 3 vol., 4o, Zurich, 1900-1945.
  • Mercier, J., Le Chapitre de Saint-Pierre de Genève. Dans Mémoires et documents publiés par l'Académie salésienne, Annecy, 1891.
  • Mercati, Angelo, Sussidi per la consultazione dell'Archivio Vaticano, vol. III. Dans Studi e testi, t. 134, Città dei Vaticano, 1947.
  • Michaud, M., Biographie universelle ancienne et moderne... Nouvelle édition publiée sous la direction de M. Michaud, 45 vol., Paris, 1854- ?, t. 16 (1856) p. 147-148.
  • Mirot, Léon, Sylvestre Budes (13 ? ?-1380) et les Bretons en Italie. Dans Bibl. de l'Ecole des Chartes, LVIII [1897], p. 589-614; LIX [1898], p. 262-303.
  • Mirot, L., cf. Grégoire XL
  • Mollat, Guillaume, Mgr, L'adhésion des Chartreux à Clément VII. Dans Revue du Moyen-Age latin, V [1949], p. 35-42.
  • Mollat, Guillaume, Mgr, Contribution à l'histoire du Sacré-Collège de Clément V à Eugène IV. Dans Revue d'histoire ecclésiastique, Louvain, t. 46 [1951], p. 22-122 et 566-594.
  • Mollat, Guillaume, Mgr, Les papes d'Avignon (1305-1378). Bibliothèque de l'enseignement de l'histoire ecclésiastique, 5e éd., Paris, 1924.
  • Mollat, Guillaume, Mgr, cf. Lot F., Histoire des Institutions françaises du Moyen-Age.
  • Mollat, G., cf. Grégoire XI.
  • Moreau, Edouard de, Une nouvelle théorie sur les origines du Grand Schisme d'Occident. Dans Bulletin de l'Académie royale de Belgique, cl. des Lettres, Ve série, XXXV [1949], p. 182-189. /XXXII/
  • Muratori, Ludovico Antonio, Rerum Italicarum Scriptores, ab anno aerae Christianae quingentesimo ad annum millesimum quingentesimum, 28 vol., fo, Milan, 1723-1751.
  • Nélis, Hubert, Documents relatifs au Grand Schisme. T. III: Suppliques et Lettres de Clément VII (1379-1394). Analecta Vaticano-Belgica, ... vol. XIII, Rome, Institut historique belge, 1934. (Cité: Nélis).
  • Nélis, Hubert, La collation des bénéfices ecclésiastiques en Belgique sous Clément VII. Dans Revue d'histoire ecclésiastique, Louvain, t. 28 [1932], p. 34-69.
  • Nyem, Thierry de, (Dietrich de Nieheim), De Schismate libri tres. Ed. G. Erler, Leipzig, 1890.
  • Obituaire, Besançon : Obituaire du chapitre métropolitain de Besançon, XI-XVIIIe siècle. Publié par J. Gauthier et Cte Joseph de Sainte-Agathe, Mémoires et documents inédits pour servir à l’histoire de la Franche-Comté, publiés par l’Académie de Besançon, t. IX, 1900.
  • Obituaire, Bonmont : B. Gagnebin. L'obituaire de Bonmont. Dans Mélanges P. E. Martin, Genève, 1961, p. 351-372.
  • Obituaire, Genève : Obituaire de l'église cathédrale de Saint-Pierre de Genève,... par Albert Sarrasin, M.D.G., t. XXI, Genève, 1882.
  • Obituaire, Hauterive : Le nécrologe de l'abbaye cistercienne d'Hauterive. Publ. par B. de Vevey, Berne, s.d.
  • Obituaire, Lausanne : Nécrologe de l'église cathédrale de Lausanne, publié par l’abbé J. Gremaud. Dans M.D.R., t. XVIII, 1, p. 89-246, Lausanne, 1863.
  • Ottenthal, E. von, Die päpstlichen Kanzleiregeln von Johannes XXII. bis Nicolaus V., Innsbrück, 1888.
  • Ourliac, P., cf. Histoire de l'Eglise.
  • Palmieri, G., Ad Vaticani Archivi Romanorum pontificum regesta manuductio, Rome, 1884.
  • Pastor, L. von, Geschichte der Päpste seit dem Ausgang des Mittelalters, Fribourg-en-Brisgau, vol. I, 1886. Nous avons utilisé aussi les éditions italienne de A. Mergati et P. Cenci et française: Histoire des papes depuis la fin du Moyen-Age, vol. I, Paris, 1888. (Trad. Furcy-Raynaud).
  • Perroy, Edouard, L'Angleterre et le Grand Schisme d'Occident, Paris, 1933. /XXXIII/
  • Perroy, Edouard, Un évêque urbaniste protégé de l'Angleterre, Guillaume de Coudenberghe, évêque de Tournai et de Bâle. Dans Revue d'histoire ecclésiastique, Louvain, t. XXVI [1930], p. 104-109.
  • Philipon, Edouard, cf. Dictionnaire topographique de la France.
  • Pouillés, Recueil des Historiens de la France, publié par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Pouillés. Paris, 1903 sq., ouvrage en cours de publication. Actuellement 9 volumes sont sortis:
  • I Pouillés de la Province de Lyon, par A. Longnon (1904).
  • Il Pouillés de la Province de Rouen, par A. Longnon (1903).
  • III Pouillés de la Province de Tours, par A. Longnon (1903).
  • IV Pouillés de la Province de Sens, par A. Longnon (1904).
  • V Pouillés de la Province de Trêves, par A. Longnon et V. Carrière (1915).
  • VI Pouillés de la Province de Reims, par A. Longnon (1908).
  • VII Pouillés des Provinces de Besançon, Tarentaise et Vienne, par E. Clouzot (1940).
  • VIII Pouillés des Provinces d'Aix, Arles et Embrun, par E. Clouzot (1923).
  • IX Pouillés de la Province de Bourges, par J. de Font-Réaulx (1961), 2 vol.
  • Prinet, M., Un missel de l'antipape Clément VII à la Bibliothèque nationale. Dans Bibliographe moderne, XXII [1924], p. 18-21.
  • Rapp, Francis, L'Eglise et la vie religieuse en Occident à la fin du Moyen-Age. Nouvelle Clio, vol. 25, Paris, 1971.
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  • Recueil généalogique suisse, 1re série, Genève, par A. Choisy, L. Dufour-Vernes, 3 vol., Genève, 1902-1918.
  • Reichstagsakten unter König Wenzel, Ed. par Julius Weizsäcker. 3 vol., 4o, Gottingue, 1956.
  • Reymond, Maxime, Les dignitaires de l'Eglise Notre-Dame de Lausanne jusqu'en 1536. M.D.R., 2e série , t. VIII, Lausanne, 1912.
  • Rinaldi, O. (Raynaldus), Annales ecclesiastici ab Anno quo desinit card. Caesar Baronius M.C.XCVIII usque ad /XXXIV/ Annum M.D.XXXIV continuati... Cologne, 1691-1727, t. XVI et XVII.
  • Robert, Ulysse, Testaments de l'Officialité de Besançon, 1265-1500, 2 vol., Paris, 1902-1907.
  • Rocquain, Félix, La Cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther, t. III, Paris, 1897.
  • Roten, Hans-Anton von, Zur Zusammensetzung des Domkapitels von Sitten im Mittelalter. Dans Vallesia, Bulletin annuel de la Bibliothèque et des Archives cantonales du Valais, des Musées de Valère et de la Majorie. Vol. I, II et III (1946-1948).
  • Rott, Jean, Le Grand Schisme d'Occident et le diocèse de Strasbourg (1378-1415). Dans Mélanges d'archéologie et d'hist. de l'Ecole franç. de Rome, LII [1935], p. 366-395.
  • Salembier, Louis, Le Grand Schisme d'Occident. Bibliothèque de l'enseignement de l'histoire ecclésiastique, Paris, 1921.
  • Samaran, Charles et Mollat, G., La fiscalité pontificale en France au XIVe siècle. Bibliothèque des Ecoles franç. d'Athènes et de Rome, fasc. 96, Paris, 1905.
  • Santschi, Catherine, Le catalogue des évêques de Sion de Pierre Branschen (1576), édition critique. Dans Vallesia t. XXII [1967], p. 87-134.
  • Sauerland, H. V., Itinerar des Gegen-Papstes Klemens VII., von seiner Wahl bis zu seiner Ankunft in Avignon (1378 September 20-1379 Juni 20). Dans Historisches Jahrbuch in Auftrage der Görresgesellschaft, XIII. Band [1892].
  • Schoenenberger, Karl, Das Bistum Basel während des grossen Schismas 1378-1415. Dans Basler Zeitschrift für Geschichte und Altertumskunde, XXVI. Band [1927], p. 73-143; XXVII. Band [1928], p. 115-189.
  • Schoenenberger, Karl, Das Bistum Konstanz während des grossen Schismas (1378-1415). Dans Revue d'histoire ecclésiastique suisse, t. XX [1926], p. 1-31; 81-110; 185-222; 241-281.
  • Schoenenberger, Karl, Die Städte Bern und Solothurn während des grossen Schismas. Dans Revue d'histoire ecclésiastique suisse, t. XXI [1927], p. 54-69.
  • Seidlmayer, Michel, Die Anfänge des grossen abendländlischen /XXXV/ Schismas, Studien zur Kirchenpolitik insbesondere der spanischen Staaten, und zu den geistigen Kämpfen der Zeit. Spanische Forschungen der Görresgesellschaft, S. II, t. 5, Münster, 1940.
  • Souchon, Martin, Die Papstwahlen in der Zeit des grossen Schismas. Entwicklung und Verfassungskämpfe des Kardinalates von 1378-1417. I. Band 1378-1408, Brunswick, 1898. II. Band 1408-1417, Brunswick, 1899.
  • Stelling-Michaud, Sven, Genevois à la Curie d'Avignon au XIVe siècle. Dans Bulletin de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Genève, t. IX [1950], p. 273-323. Tirage à part, Genève, 1951.
  • Tellenbach, Gerd, Repertorium Germanicum II: Verzeichnis der in den Registern und Kameralakten Urbans VI., Bonifaz’ IX., Innocenz’ VII. und Gregors XII. vorkommenden Personen, Kirchen und Orte des Deutschen Reiches, seiner Diözesen und Territorien. 1378-1415, bearbeitet von Gerd Tellenbach, Berlin, 1933. (Cité: Tellenbach.)
  • Trouillat, J., Monuments de l’histoire de l’ancien évêché de Bâle, 5 vol., Porrentruy, 1852-1967, t. IV (1861).
  • Ullmann, W., The origins of the Great Schism: A study in XIVth Century Ecclesiastical History, Londres, 1948.
  • Valois, Noël, La France et le Grand Schisme d’Occident. 4 vol., 4o, Paris, 1896-1902.
  • Vautrey Mgr, Histoire des évêques de Bâle, 4 vol. Einsiedeln, 1884-1886.
  • Vernier, Jules-Joseph, Dictionnaire topographique du Département de la Savoie, Chambéry, 1896.
  • Vevey, B. de, cf. Obituaire : Hauterive.
  • Weizsäcker, J., cf. Reichstagsakten.
  • Wettstein, Laurette, cf. Helvetia Sacra. Nouvelle édition. /XXXVI/

 

Presque constamment le lecteur trouvera citées, sous leur numéro d’ordre, des pièces préparées pour une édition des Lettres secrètes et communes, suppliques et pièces administratives diverses du pape Clément VII d’Avignon (1378-1394) concernant les clercs et les églises des diocèses de Genève, Lausanne et Sion. Il s’agit des analyses dont nous décrivons la méthode et les critères p. 183 sq.

Ce manuscrit pourra être consulté sous forme de reproduction photomécanique à
Rome: Archivio Segreto Vaticano,
Fribourg: Archives Cantonales,
Lausanne: Archives Cantonales,
Genève: Archives d’Etat.

 


/XXXVII/

Avant-propos

Dans le titre de cet ouvrage, un mot frappera sans doute certains lecteurs, le mot pape. Clément VII porte d’ordinaire l’étiquette moins honorable d’antipape dont l’ont affublé les pontifes italiens de la Renaissance, non sans hésiter d’ailleurs 1, et ce qualificatif a été repris par nombre d’historiens 2, surtout ceux d’Allemagne et d’Italie.

On sait assez les faits. Après la mort de Grégoire XI (27 mars 1378), les cardinaux élurent à Rome, le 8 avril, dans un climat d’émeute, Bartolomeo Prignano, archevêque de Bari en Pouilles, qui prit le nom d’Urbain VI, puis ils cassèrent cette élection le 20 juillet suivant à Anagni et élurent à Fondi le 20 septembre le cardinal Robert de Genève, qui accepta, fut proclamé pape le 21, sous le nom de Clément VII, et couronné le 31 octobre 1378. C’était le début du Grand Schisme d’Occident.

Notre propos n’est pas de faire l’historique du Schisme 3 déjà maintes fois étudié; nous aimerions seulement indiquer deux problèmes qui se posent sur deux plans totalement différents: le plan du droit et celui des faits 4. /XXXVIII/

Il y a tout d’abord un point de droit: comme il ne peut y avoir qu’un seul pape, lequel d’Urbain VI ou de Clément VII est l’usurpateur, et lequel est le pape légitime ? Cette question purement juridique a fait couler beaucoup d’encre, car l’un et l’autre papes ont encore aujourd’hui leurs partisans, comme il y eut jadis un parti urbaniste et un parti clémentin. Surtout derrière toute cette affaire se pressent un problème plus grave, parce que question de foi, celui de la succession apostolique et de l’obligation qu’elle comporte de n’avoir aucune solution de continuité. On pourra trouver que cette obligation est fort médiévale, qu’elle vient de l’assimilation de la succession apostolique à une succession dynastique, où le sang, la filiation impose l’idée de continuité, il n’en reste pas moins que cette notion existe, qu’elle a troublé et trouble encore les consciences. Qu’il y ait un antipape dans cette longue lignée de souverains pontifes et le fil ténu qui relie le pape actuel à saint Pierre est rompu. Car le terme d’antipape comporte la notion d’irrégularité, le fait de n’être pas reconnu par l’Eglise, de ne pas avoir d’existence légitime, donc de présenter comme une rupture de la succession mystique qui devrait être ininterrompue. C’est pourquoi l’antipape est un usurpateur, même plus, un suppôt du diable, car il est diabolico spiritu instigatus; par conséquent ses actes sont nuls et les fidèles doivent le rejeter ainsi que le fait l’Eglise. Mais, de par l’absence de succession héréditaire qui lie à l’avance les individus, les sujets, au prince héritier, les papes, comme les empereurs romains et les souverains des monarchies électives, voient de nombreux rivaux prétendre à leur couronne. Des dizaines de prélats peuvent songer à devenir pape, un seul prince, roi de France. Les rivalités des puissances favorisent également la création des antipapes. L’Eglise en a connu plusieurs, de /XXXIX/ Novatien (251-268), qui aurait maintenu ses prétentions sous six papes, jusqu’au temps d’Avignon. Même, pour montrer la fréquence du fait, rappelons Orlando Bandinelli, de Sienne (Alexandre III, 1159-1181), qui vit son pouvoir contesté par quatre usurpateurs successifs (Victor V, Pascal III, Calixte III et Innocent III) 5. Ils sont bien oubliés maintenant et, ironie du sort, il n’y a que l’Eglise qui dans ses catalogues perpétue leur mémoire. Ce sont là sans conteste des usurpateurs, des antipapes et personne ne cherche plus à vérifier leurs titres.

Si du plan juridique nous passons à celui des faits, nous remarquons d’emblée que la situation de Robert de Genève par rapport à Urbain VI ou de Bartolomeo Prignano par rapport à Clément VII est tout autre. Chacun d’eux a effectivement régné. Si l’irrégularité de l’antipape s’étend à ses actes, car il crée des anticardinaux 6 et des antiprêtres, publie des antibulles, pour la première fois d’une façon massive l’Eglise dut reconnaître la légitimité des anticardinaux, des antiprêtres, des antibulles, qu’ils soient clémentins ou urbanistes. Ce faisant cédait-elle à la force ? ou reconnaissait-elle un état de fait ? En tout cas légitimant leurs actes, elle légitimait « de facto » ces Clément VII et Benoît XIII au même titre que les Urbain VI et Boniface IX. Elle avouait implicitement que pendant quarante ans la chrétienté avait connu deux papes et cette circonstance donna un sens nouveau et une portée autrement grande au vieux mot d’obédience: il y eut l’obédience de Rome et celle d’Avignon 7. Certes à d’autres occasions, par exemple au XIIe siècle, la chrétienté avait connu deux papes et s’était divisée, mais il s’agissait alors d’une des péripéties de la lutte entre l’empereur et le pape, comme lors des conflits qui opposèrent Frédéric Ier et Alexandre III de 1159 à 1180, et non d’une question interne à l’Eglise, comme en 1378. On pouvait espérer réconcilier le pape et l’empereur et amener ainsi la renonciation de l’antipape. Très vite on s’aperçut que la /XL/ situation était tout autre à la fin du XIVe, où la crise revêtait un aspect structural et atteignait l’institution elle-même, qu’elle finit par remettre en question.

Si donc on se borne à constater les faits, tant Urbain VI que Clément VII sont des papes légitimes 8. Ils sont l’un et l’autre également antipapes, dans le domaine où règne leur adversaire. Et c’est ce qu’il faut admettre pour comprendre le Schisme, ce prélude à la Réforme, et les drames qu’il provoqua, pour percevoir l’immense heurt des consciences, qui savaient qu’il ne devait y avoir qu’un seul souverain pontife et qui voyaient qu’il y en avait deux, sans grand inconvénient pour les fidèles, sauf celui d’exaspérer dans quelques diocèses des passions bien séculières 9. Relevons aussi au passage que les ordres monastiques connurent de douloureuses divisions. Nous aurions donc en réalité faussé l’histoire de nos régions, si nous avions employé le terme d’antipape, car pour nos diocèses romands, le vrai pape, c’est Clément VII.


NOTES :

Note no 1, Page XV : Göller, p. 32. — Valois, I p. xv: R. Av. 260, f. 44-57. [retour]

Note no 2, Page XVII : Voici les correspondances relevées pour les bulles et suppliques touchant nos diocèses: Cod. Barberini lat. 2101, f. 63 r (R. Av. 253, f. 395 r) ; f. 103 v-104 r (R. Av. 253, f. 72 r-v) ; f. 132 v-133 r (R. Av. 252, f. 360 r-v); f. 144 v (R. Av. 255, f. 446 r-v); f. 162 r (R. Av. 253, f. 582 v); f. 184 r-v (2 bulles: R. Av. 252, f. 519 r-v et R. Av. 253, f. 566 v); f. 200 v (R. Av. 255, f. 583 v-584 r). [retour]

Note no 3, Page XVII : Par exemple au f. 43 v le rotulus domine Agnetis de Mesle, domine de Campaignia Abrincen. dioc. ou au f. 65 v-66 r le rotulus episcopi Sedunen. [retour]

Note no 4, Page XVII : Le R. Suppl. Rubr. 1. [retour]

Note no 5, Page XVII : Nous venons de voir que cette assertion est fausse (cf. n. 2). [retour]

Note no 6, Page XVII : Ce n’est pas une particularité: les pièces des autres registres de suppliques sont aussi plus ou moins ordonnées chronologiquement (Göller, p. 11). [retour]

Note no 7, Page XVIII : Les suppliques seront enregistrées à peu près de la même façon de Clément VI à Pie VII (1342-1823) et moi-même, pour avoir accès à l’Archivio Segreto et à la Bibliothèque apostolique, j’ai dû remplir une formule qui ressemblait un peu à une supplique. Je n’ai eu hélas en retour qu’un morceau de carton au lieu d’une belle bulle de parchemin. [retour]

Note no 8, Page XVIII : Ce n’est pas le seul cas de pièces d’archives passées dans la bibliothèque d’un cardinal. [retour]

Note no 9, Page XIX : Les R. Vat. sur papier et les R. Av. se complètent. Preuve en soit la série d’actes concernant le Grand-Saint-Bernard où la révocation du prieur Gui Sauvage (R. Av. 272, f. 334 r) est complétée par la nomination de Hugues de Arciis (R. Vat. 306, f. 94 r-v) Cf. Nos 4955 et 4957 des pièces préparées pour l’édition. [retour]

Note no 10, Page XIX : Les actes abîmés de Clément VI intercalés dans ceux de Clément VII en bon état aux R. Av. 223 et 224. Dans R. Av. 240, les cahiers « de dignitatibus », plus de 200 f. avariés, les f. 494 et 495 très atteints, mais tout à côté le f. 496 provenant d’un autre cahier, « de prebendis », intact. [retour]

Note no 11, Page XX : Rien n’illustre mieux l’intelligence de ces relieurs que le titre de plusieurs volumes, dont ils attribuèrent les lettres au pape qui venait alors de mourir, Clément XI. (R. Av. 217 à 230.) [retour]

Note no 12, Page XXIII : Les dates me furent obligeamment fournies par Mgr Mercati. [retour]

Note no 13, Page XXIV : « Les marges inférieures des pages exercent sur beaucoup d’érudits une attraction qui touche au vertige. » (Marc Bloch, Apologie pour l’histoire,... Paris, 1949, p. 40.) [retour]

Note no 1, Page XXXVII : Giulio de’ Medici (1523-1534) se fit appeler pendant deux ans Clément VIII avant de prendre le même quantième que Robert de Genève. Ce qui fait que nous avons ainsi deux Clément VII (Robert de Genève 1378-1394 et Giulio de’ Medici 1523-1534) et trois Clément VIII: un antipape, Gilles Muñoz, successeur de Benoît XIII à Peñiscola (1424-1429), Giulio de’ Medici au début de son pontificat et Ippolito Aldobrandini (1592-1605). [retour]

Note no 2, Page XXXVII : Pas par Valois qui parle aussi du « second Clément VII » (Valois II, p. 364). [retour]

Note no 3, Page XXXVII : Nous renvoyons le lecteur curieux tout spécialement à l’ouvrage de N. Valois (cf. bibliographie). [retour]

Note no 4, Page XXXVII : Nous laissons de côté le plan de la conscience. Les cardinaux furent en majorité sincères. Ils n’ont pas soupçonné qu’Urbain VI se cramponnerait à la tiare et ont sous-estimé gravement la violence des passions politiques nationalistes qui le soutiendraient. Leur sincérité est attestée par le fait qu’ils ont cru devoir à leur heure dernière, sans songer ni à une rétractation, ni au simple silence, réaffirmer la légitimité de Clément VII: c’est par exemple le 25 mai 1380 Anglic Grimoald (qui mourra il est vrai en 1388); c’est Pierre Flandin le 17 janvier 1381 (six jours avant sa mort); c’est Simon de Borsano, un Italien, le 16 août 1381 (neuf jours avant sa mort) ou un Pierre de Sortenac (la veille de son décès) le 16 août 1390. [retour]

Note no 5, Page XXXIX : A ne pas confondre avec les papes de mêmes nom et quantième. [retour]

Note no 6, Page XXXIX : Benoît XIII, alors âgé, relèvera un jour qu’il est le seul cardinal parfaitement légitime, parce que le dernier survivant des promotions dues à Grégoire XI. [retour]

Note no 7, Page XXXIX : Clément VII employait déjà ce mot (R. Vat. 301, f. 18 v-19 v). [retour]

Note no 8, Page XL : Le Concile de Constance (1415-1418) ne trancha pas la question et nous nous rangeons à l’avis de Valois qui relève que l’Eglise s’est toujours abstenue de résoudre ce problème insoluble, parce que question de conscience, en l’attaquant de front (Valois I, p. 4). Cette neutralité était empreinte de bon sens. En adoptant cette position, nous ne faisons donc que respecter les faits, tout en suivant malgré tout sur ce point délicat la position prise dès l’époque par l’Eglise.
Nous ne pouvons évidemment pas nous rallier à l’idée que l’un des pontifes rivaux puisse être qualifié de « faux pape », terme imaginé par L. Salembier (p. 51 n. 1; cf. aussi p. 187), qui note: « Il n’y eut nullement désobéissance au véritable pasteur... on a pu se tromper sur la personne qui possédait alors légitimement le pouvoir des clefs. » [retour]

Note no 9, Page XL : Quand Pierre Bouzani, par ailleurs bien pourvu, se lamente de ne pouvoir jouir de son doyenné de Valère en Valais propter scisma. [retour]